Le tango Argentin est une danse sensuelle, une passion qui se danse.

La naissance et les premiers pas du tango n’ont pas été faciles (1862-1890). Durant ces décades, les immigrants Européens, Africains, les Gauchos argentins et les Indiens de l’Amérique du Sud ont généré la confluence de quatre cultures qui a donné naissance au tango Argentin dans le port de Buenos Aires et sur les rives du Río de la Plata. Une époque prospère pour le pays, mais difficile pour les immigrants qui ont été obligés de vivre à l’extérieur de la ville, même s’ils étaient majoritaires, et qui ont dû côtoyer des hommes de toutes les classes sociales, et des prostituées. Tout un problème de communication linguistique, vraiment, entre Africains, Gauchos, Espagnols, Italiens, Juifs, Allemands, Cubains, etc. La musique jouée à la guitare, la flûte, le violon et plus tard, le bandonéon, a uni les chorégraphies influencées par la milonga, le candombe i.e. le tango des Noirs, la habanera, le tango andalou, le chotis et le cuplé Espagnol. Le tango argentin est devenu éminemment populaire à cause de ses origines reliées à la prostitution, et il fut banni par l’aristocratie et l’Église catholique Argentine. Conséquemment, une brillante génération de jeunes libertins de Buenos Aires, de bonnes et moins bonnes familles, s’est associée à des musiciens comme Ángel Villoldo, Alfredo E. Gobbi, à des danseurs comme “El Cachafaz” (Benito Blanquet) y Carmencita Calderón, afin d’exporter le tango argentin en France durant les premières décennies du XXe siècle. En 1913, le tango a été dansé en présence du Pape Pie X, qui a décrété que le tango n’était pas péché. Le tango argentin venait d’acquérir ses lettres de noblesse et pouvait maintenant triompher à Paris, et par la suite, retourner en Argentine et être réinterprété par la haute classe sociale. C’est le début de la diffusion du tango argentin à travers le monde.